<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>O&#xf9;-est-charlie?</title><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/</link><description>Partir, au gr&#xe9; du vent, l&#xe0; o&#xf9; l&apos;appel de quelques amis se fait sentir, port&#xe9; par ceux rest&#xe9;s. Partir, voir le monde, d&#xe9;couvrir, sentir, chanter, rire, jouer, aimer, &#xea;tre seul parfois. Partir, souffler, ouvrir. Retrouver l&apos;essentiel...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 12 Nov 2009 08:10:46 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>&#xd4; triste Paris!</title><dc:creator>ouestcharlie</dc:creator><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/11/25/11510681.html</link><comments>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/11/25/11510681.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://maisouestcharlie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11510681/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/11/25/11510681.html</guid><description>&lt;p&gt;Je l&apos;a connais, j&apos;y ai grandi ou presque, y ai fait mes &#xe9;tudes, appr&#xe9;ci&#xe9; sa culture. Mais l&apos;&#xe9;preuve du m&#xe9;tro est dure en ce lundi soir. Je me sens si seul au milieux de la foule. Je regarde les gens qui ne se regardent pas, les traits tir&#xe9;s. Sans doute sont-ils fatigu&#xe9;s par la r&#xe9;alit&#xe9; citadine. Je suis presque pris d&apos;une angoisse, je ressens comme une peur chez mes confr&#xe8;res qui finit par m&apos;atteindre. O&#xf9; est donc toute la force, tout l&apos;amour que j&apos;ai pu recevoir et donner lors de cette aventure. Soudain envol&#xe9; dans cet univers de grisaille. Je me faufile entre les gouttes, entre les gens; entre les fous, les mendiants et les travailleurs. Je respire cet air odor&#xe9; propre &#xe0; Paris et soudain j&apos;ai le souvenir des d&#xe9;jeuners chez ma tante - mes premi&#xe8;res instrusions dans la capitale, et le go&#xfb;t des chouquettes qui me revient en bouche. La nuit est tomb&#xe9;e, et peut-&#xea;tre ne m&apos;aide-t-elle pas &#xe0; voir la lumi&#xe8;re. Cette lumi&#xe8;re, celle de chaque instant, pr&#xe9;sent dans chaque &#xea;tre et chaque chose. Les arbres eux aussi ont l&apos;air si malheureux, luttant contre cet environnement hostile; mourrant, asphixi&#xe9;.&lt;br /&gt;J&apos;arrive sur les marches de l&apos;appartement de mon fr&#xe8;re et ma soeur. J&apos;attends. Je pleure. &lt;br /&gt;Je sais qu&apos;il s&apos;agit du choc, d&apos;un passage trop radical. Un peu de patience et les habitudes reviendront. Moi aussi je ne regarderai plus les gens, je courrais apr&#xe8;s mon train, je m&apos;&#xe9;merveillerai&amp;nbsp; devant le reflet du canal st Martin.&lt;br /&gt;Pourtant &#xe0; chaque sortie, cette sensation persiste. Je me rends &#xe0; la conclusion que, cette vie n&apos;est plus faite pour moi. Je suis all&#xe9; trop loin, trop loin dans ce que je d&#xe9;sirais profond&#xe9;ment. La qui&#xe9;tude et la s&#xe9;r&#xe9;nit&#xe9; de la nature, la simplicit&#xe9; de vie et son rythme lent, mais s&#xfb;r. C&apos;est en moi, c&apos;est un besoin, un besoin fid&#xe8;le pour &#xea;tre moi m&#xea;me et &#xea;tre ce que je veux &#xea;tre. N&apos;&#xe9;tait-ce pas ce que je recherchais?.. Bien s&#xfb;r que si! Comme je le souhaitais, et comme le dit Marcel Marechal, je ne me suis que rapproch&#xe9; de ce qui m&apos;attend. J&apos;ai pris mon chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors avant que je ne reparte dans la richesse des campagnes, que je ne continue mon voyage dans les friches, faites comme les amis qui me font savoir pourquoi je suis l&#xe0; : Retrouvons-nous, car quel plaisir!&lt;br /&gt;A bient&#xf4;t!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 25 Nov 2008 15:36:00 GMT</pubDate></item><item><title>Sur la route des arcs en ciel</title><dc:creator>ouestcharlie</dc:creator><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/10/27/11119513.html</link><comments>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/10/27/11119513.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://maisouestcharlie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11119513/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/10/27/11119513.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;De nombreuses choses ce sont passees ces 4 derniers mois. Une remontee non sans aventures, une retrouvaille furtive avec la famille le temps d&apos;un beau mariage et puis c&apos;est reparti. Direction la Serbie avec quelques amis pour une rencontre des combattants de l&apos;arc en ciel. La roumanie avec Brice, Gueno, Sarah, Christina Doro et bien d&apos;autres. Puis la Bulgarie, encore avec des aspirants d&apos;une autre vie, d&apos;un autre monde, d&apos;autres rapports. J&apos;ai ensuite pris mon ticket pour la sunshine house en Grece : lectures, meditation, yoga... J&apos;y rencontre Jacky et Sandra, nous embarquons pour Istanbul.&lt;br /&gt;D&apos;ici, je commence a prendre la route du retour des aujourd&apos;hui. L&apos;envie de retrouver ses racines, de construires quequechose dans la culture et les paysages qui m&apos;ont fait pousse. Je compte poser mes bagages, ou du moins reduire la distance de mes aventures aux alentours de noel. Alors a bientot!&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;De gauche a droite : Sandra, Guen a qui nous fetons l&apos;anniversaire, Jacky et Marc. Basilico, Grece, Evia island&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;a id=&quot;myphotolink&quot; href=&quot;http://www.canalblog.com/photo.php?pid=1912599&amp;amp;id=609156013&amp;amp;l=1e315&quot;&gt;&lt;img id=&quot;myphoto&quot; height=&quot;453&quot; src=&quot;http://photos-e.ak.facebook.com/photos-ak-snc1/v342/5/54/609156013/n609156013_1981020_8389.jpg&quot; width=&quot;604&quot; seq=&quot;63&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;ps : j&apos;ai ajoute le lien de mark et guen, notamment si vous desirez voir plus de photos. Il y a des perles... markandguen.wordpress.com &lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 27 Oct 2008 07:56:00 GMT</pubDate></item><item><title>Une derni&#xe8;re aventure et un premier je&#xfb;ne pour la route</title><dc:creator>ouestcharlie</dc:creator><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/06/17/9604670.html</link><comments>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/06/17/9604670.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://maisouestcharlie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9604670/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/06/17/9604670.html</guid><description>&lt;p&gt;Lom&#xe9;, pouarf. J&apos;y fais prolonger mon visa provisoire et je la quitte le plus t&#xf4;t possible. Trop grande, trop bruyante, trop ch&#xe8;re. Ici, les &amp;quot;Zems&amp;quot; prennent la rue. Ces taxis moto vous klaxonnent chaque dix m&#xe8;tres, &amp;quot;On va o&#xf9;?&amp;quot;, ajoutez la pollution... Je pars donc au vert. A Kpalim&#xe9;, dans la r&#xe9;gion des plateaux -la r&#xe9;gion productrice du Togo-&amp;nbsp; Koffa et Salamatou m&apos;acceuillent dans la maison qu&apos;ils gardent. Je suis surpris par cette maison occidentale o&#xf9; je ne me sens pas tout de suite &#xe0; l&apos;aise. Mais j&apos;apprends &#xe0; appr&#xe9;cier ce calme, &#xe0; regarder la montagne, jouer de la guitare sur la terrasse, faire mon yoga matinal sous le vent qui se l&#xe8;ve et la pluie qui finie par s&apos;abattre. Koffa m&apos;emm&#xe8;ne dans quelques chemins recul&#xe9;s, au pied de la montagne o&#xf9; les cultivateurs s&apos;affairent. Sur les chemins, nous pouvons nous nourrir de petites mangues &amp;quot;sauvages&amp;quot; ou bien de bananes abandonn&#xe9;es.&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s quelques jours, je d&#xe9;cide de partir en randonn&#xe9;e sur un chemin, quitter ainsi le goudron et d&#xe9;couvrir un Togo plus &amp;quot;profond&amp;quot;. Je pars &#xe0; l&apos;aventure, seul, avec mon sac &#xe0; dos. Seul et confiant. Et une fois de plus, l&apos;hospitalit&#xe9; africaine s&apos;impose. On m&apos;offre des bananes et des avocats pour me donner la force de marcher, on m&apos;offre &#xe0; d&#xe9;jeuner lorsqu&apos;il est l&apos;heure (ou pas d&apos;ailleurs), on m&apos;abrite lorsqu&apos;il pleut et toujours, on me demande pourquoi je dois partir si vite. Trois jours de belles rencontres et de magnifiques paysages o&#xf9; les nuages brumeux de la saison des pluies envoutent les montagnes avant de gronder.&lt;br /&gt;De retour &#xe0; Kpalim&#xe9;, je d&#xe9;m&#xe8;nage chez S&#xe9;wa et sa famille. Ce n&apos;est pas au Togo que je m&apos;attendais &#xe0; faire un voyage au coeur de la spiritualit&#xe9; indienne. Imaginez le tableau, les scultures de cet artisan s&apos;entrem&#xea;lent aux portrait de J&#xe9;sus, la vierge marie, Yogi Bhajan et Omraam. Chaque matin, S&#xe9;wa m&apos;initie &#xe0; la &amp;quot;sadhana&amp;quot;. La base, l&apos;incontournable du Kundalini Yoga : un ensemble de Kriya (exercices) et de m&#xe9;ditations avec mantras (chants), le tout d&#xe8;s quatre heures du matin. Eh oui, on ne plaisante pas! Dans ce monde en confusion dont les &#xea;tres empatissent, Yogi Bhajan pr&#xf4;ne la rigueur pour offrir une constance &#xe0; l&apos;&#xea;tre humain et permettre de prendre les chemins spirituels de la lib&#xe9;ration... J&apos;en profite pour faire mon premier je&#xfb;ne durant trois jours, une exp&#xe9;rience qui me permet d&apos;approfondir mes connaissances, m&apos;all&#xe9;ger de ma boulimie et de m&#xe9;diter. J&apos;ai profit&#xe9; de ce temps pour &#xe9;crire cela pour vous:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Mon exp&#xe9;rience n&apos;est pas unique. Elle est avant tout semblable &#xe0; tout occidental qui se rend dans ces pays et qui est de fait, confronter aux m&#xea;mes questions : l&apos;alt&#xe9;rit&#xe9;, la couleur de peau et toutes ses repr&#xe9;sentations, de chaque c&#xf4;t&#xe9;. Le toubabou-yovo riche et le Farifin-ame&#xef;bo pauvre. Je pense que chacun essaye de construire des rapports pour &#xe9;chapper &#xe0; la r&#xe8;gle. De mon c&#xf4;t&#xe9;, j&apos;ai pu vivre et travailler avec des gens d&apos;ici, de diff&#xe9;rents horizons et d&apos;aspirations diff&#xe9;rentes : simplement vivre, avoir de quoi manger; ou bien faire de l&apos;argent; parfois s&apos;inscrire dans un syst&#xe8;me global, dans la possible transformation du monde, d&apos;un autre monde. J&apos;ai pris connaissance d&apos;une r&#xe9;alit&#xe9; africaine, de la gal&#xe8;re, des r&#xea;ves et des joies qui se d&#xe9;gagent de cette premi&#xe8;re ambiance de survie. Une sorte de fatalisme, mais heureux. Rien ne changera, ou si peu, ou si lentement, &amp;quot;c&apos;est la souffrance&amp;quot; comme on entend souvent, &amp;quot;la faim&amp;quot;. Et la perception que le monde est tellement plus prosp&#xe8;re ailleurs. L&apos;Europe et l&apos;Am&#xe9;rique, des vrais portes qui m&#xe8;nent au paradis... Un homme m&apos;a discr&#xe8;tement confi&#xe9;, comme si il s&apos;agissait d&apos;une v&#xe9;rit&#xe9; tabou, que les noirs auraient p&#xe9;ch&#xe9;s dans le pass&#xe9; lointain, c&apos;est ainsi qu&apos;ils payent encore aujourd&apos;hui leur dette &#xe0; l&apos;aide de leur malheur, traduit en corruption et stagnation. Ce serait l&apos;explication du mauvais sort et de son acharnement, une sorte de punition qui perdurent. Mais au del&#xe0; de la volont&#xe9; de Dieu, chaque Africain semble savoir profiter de l&apos;instant. Il y a toujours un &#xe9;clat de rire pour surgir d&apos;une cour, un jeu entre g&#xe9;n&#xe9;ration, une course poursuite &#xe0; coup de torchon. Ils s&apos;&#xe9;lancent, se mettent en sc&#xe8;ne puis en sorte, en riant d&apos;eux m&#xea;me. Cette richesse, ils l&apos;ont bel et bien. Quelle spontaneit&#xe9;, quelle pr&#xe9;sence soudaine. (Euh... l&apos;occidental aimerait que l&apos;on parle un petit peu moins fort s&apos;il vous plait, c&apos;est possible? Silence int&#xe9;rieur, d&#xe9;passer la consternation, seule l&apos;acceptation est possible, s&apos;ouvrir, il n&apos;y a pas de secret, m&#xea;me dans les moments de retranchement. Oui l&apos;Afrique peut -&#xea;tre fatigante, de nombreux voyageurs le confesse.) Et puis parfois, paradoxalement, c&apos;est l&apos;inexpressif qui peut surprendre. Des femmes qui trainent des pieds, des hommes abattus au bord des routes. De quoi s&apos;agit-il, de d&#xe9;tresse, d&apos;ennui, de souffrance? Peut-&#xea;tre, peut-&#xea;tre qu&apos;il s&apos;agit juste de mon regard d&apos;&#xe9;tranger... Des moments qui sont, simplement comme ils doivent &#xea;tre, sans &#xea;tre comment&#xe9;s ou jou&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux jeunes m&apos;ont demand&#xe9; pourquoi nous pouvions venir dans leur pays, et qu&apos;il est si difficile pour eux de venir dans le notre si il le souhaite? Je suis d&apos;accord avec eux, c&apos;est totalement injuste. Je ne pouvais que leur souhaiter d&apos;avoir un jour la chance de faire comme moi.&lt;br /&gt;Je sais &#xe0; quel point je suis dans un luxe rare. Presque 8 mois d&apos;aventures, de vagabondages. Je vous souhaite &#xe0; vous aussi d&apos;avoir ce bien pr&#xe9;cieux. L&apos;occasion de se confronter, de m&#xe9;diter par la force des choses pour faire une rencontre plus profonde avec soi-m&#xea;me.&lt;br /&gt;Vivre ses r&#xea;ves, c&apos;est &#xe0; dire vivre sa vie. Les Yogis disent que ce n&apos;est qu&apos;en se lib&#xe9;rant mat&#xe9;riellement et spirituellement que l&apos;on r&#xe9;alise son Dharma (sa destin&#xe9;e) pour&amp;nbsp; ensuite &#xe9;chapper &#xe0; la mort. Je vous rassure (ou je me rassure...?), je ne suis toujours pas croyant, mais n&apos;est-ce pas une belle m&#xe9;taphore : vaincre la mort en vivant sa vie. Vivre sa vie, Vivre la vie.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veille de mon d&#xe9;part pour Lom&#xe9;, je pars saluer Koffa. Sur le chemin, des enfants m&apos;aper&#xe7;oivent. Fiers, ils m&apos;hurlent la seule attention qu&apos;ils connaissent &#xe0; mon &#xe9;gard &amp;quot;Yovo Yovo Bonsoir!&amp;quot; Yovo, j&apos;&#xe9;clate de rire, je le crie au ciel : &amp;quot;YOVO!&amp;quot;. Kpalim&#xe9; r&#xe9;sonne de mes ondes vocales, &amp;quot;Yovo&amp;quot;, c&apos;est bient&#xf4;t finit tout ca... Je prends le bus ce soir pour Ouagadougou. C&apos;est la grande remont&#xe9;e qui commence. Et alors que j&apos;&#xe9;cris ces lignes depuis Lom&#xe9;, surprise, c&apos;est S&#xe9;wa, de d&#xe9;part pour Cotonou, qui vient me trouver jusqu&apos;au cyber pour me saluer. Un homme, une rencontre, qui a perc&#xe9; plus profond en moi, parmi tant d&apos;autres... merci!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Jun 2008 11:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>Au Pays des bananes</title><dc:creator>ouestcharlie</dc:creator><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/05/26/9324404.html</link><comments>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/05/26/9324404.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://maisouestcharlie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9324404/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/05/26/9324404.html</guid><description>&lt;p&gt;Le trajet est un peu long. plus de 400 km dans la journ&#xe9;e, c&apos;est un rythme auquel je n&apos;&#xe9;tais plus habitu&#xe9;. Et surtout, je traque la brousse &#xe0; travers le paysage verdoyant, elle m&apos;intrigue. Les arbres ne la laisse plus &#xea;tre distingu&#xe9;e, les habitations sont rares &#xe0; observ&#xe9;es. Comment les gens vivent ici? Comment sont-ils organis&#xe9;s socialement et sexuellement? Autant de questions dont je ne me sens pas non plus le courage d&apos;aller chercher les r&#xe9;ponses. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Atakpam&#xe9;, de nombreuses vendeuses de fruits se trouvent &#xe0; la gare et se jettent sur moi. Bananes, avocats, mangues et ananas tr&#xf4;nent par montagnes, d&#xe9;licieuses, si parfum&#xe9;s. Depuis mon arriv&#xe9;e, je suis en cure... La nuit tombe lorsque je trouve enfin un h&#xf4;tel abordable. Je sens l&apos;appel de la ville, je me faufile dans un petit chemin. Les cultures de ma&#xef;s, d&apos;ignames et autres bananiers s&apos;immiscent dans les jardins, bordures, entourent les habitations, prennent chaque espace possible. Toute la ville n&apos;est pas ainsi, nous sommes dans les bas-fonds, K&#xe9;ta, &amp;quot;l&#xe0; ou passe la rivi&#xe8;re&amp;quot;. Un rail datant de la colonisation allemande sert de chemin et emm&#xe8;ne au centre ville. L&#xe0; haut, les petites lumi&#xe8;res des popottes &#xe9;clairent les rues, inond&#xe9; de coup&#xe9;-d&#xe9;cal&#xe9;&lt;font class=&quot;HA-spellcheck-suggestions&quot;&gt;coup&#xe9;-d&#xe9;cal&#xe9;&lt;/font&gt; par le maquis du coin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit, un d&#xe9;luge digne de la saison des pluies &#xe9;clate. Les gouttes se fracassent contre les t&#xf4;les et le sol. R&#xe9;veill&#xe9;, j&apos;ouvre ma porte pour admirer le spectacle : mes pieds en sont &#xe9;clabouss&#xe9;s, l&apos;entr&#xe9;e inond&#xe9;e!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je d&#xe9;ambule dans la ville, grimpe sur les collines qui l&apos;entourent, danse sur les toits. Les togolais me saluent, &amp;quot;Bonne arriv&#xe9;e&amp;quot;. Nombreux sont ceux qui veulent me conna&#xee;tre. Je me lie avec quelques uns. Quasiment tous sont chr&#xe9;tiens et abordent la question. Apr&#xe8;s les nombreuses discussions sur l&apos;islam au Maroc, S&#xe9;n&#xe9;gal et Mali, c&apos;est au tour de la bible d&apos;&#xea;tre d&#xe9;battue. &amp;quot;Dieu&amp;quot; s&apos;impose facilement, manich&#xe9;en, surtout lorsque la peur est brandit. Crois et tu seras sauv&#xe9;, tu auras la vie &#xe9;ternelle, ou bien tu tomberas dans la perversion... Ce dimanche, leurs chants r&#xe9;sonnent du matin au soir. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dois partir pour Lom&#xe9; pour actualiser mon visa, heureux de cet avant-go&#xfb;t prometteur.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 26 May 2008 08:49:47 GMT</pubDate></item><item><title>Vert le Togo</title><dc:creator>ouestcharlie</dc:creator><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/05/24/9301975.html</link><comments>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/05/24/9301975.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://maisouestcharlie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9301975/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/05/24/9301975.html</guid><description>&lt;p&gt;Je d&#xe9;cide finalement de partir pour Ouagadougou. Je ne me sens pas le courage de longer le sud, de taxi-brousse en taxi-brousse jusque la fronti&#xe8;re avec le Togo (le Ghana ne d&#xe9;livre pas de visa aux fronti&#xe8;res, sinon je l&apos;aurais travers&#xe9; avec plaisir...). Je c&#xe8;de pour un bon bus qui m&apos;emm&#xe8;ne &#xe0; la capitale en 4 heures, ah le luxe! Sur la route, le vent transforme les paysages du Burkina en v&#xe9;ritable western, la poussi&#xe8;re vole et vide les rues et march&#xe9;s,&amp;nbsp; des arbres d&#xe9;racin&#xe9;s longent les routes... Des paysans s&apos;aff&#xe8;rent apr&#xe8;s la premi&#xe8;re grosse pluie de la veille, arm&#xe9;s de leurs Dabats, ils retournent la terre pour semer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Ouagadougou, la saison des pluies n&apos;a pas encore commencer, la chaleur r&#xe8;gne et plombe. La ciruclation s&apos;aff&#xe8;re &#xe0; sa pollution. La tante de Ahmed du Centre m&apos;h&#xe9;berge. Apr&#xe8;s l&apos;animisme Lobis et l&apos;esprit Sankariste de la jeunesse burkinab&#xe9;e du centre, je tombe dans une famille catholique install&#xe9; dans un confort apport&#xe9; par le d&#xe9;funt mari de la Tante : grande maison de type occidentale, avec sanitaires, douches, mais aussi bonnes... Je mange sur un dessous de plat, je me fais servir mes plats... Apr&#xe8;s quelque temps l&apos;ambiance se d&#xe9;contracte quelque peu et je d&#xe9;couvre que la famille ne vit plus que sur le salaire de la tante. Et menac&#xe9;e d&apos;expulsion par le nouveau projet de centre commerciale de la ville, la famille mange sont T&#xf4; comme tous, un peu d&#xe9;sorient&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes &#xe0; deux pas de l&apos;a&#xe9;roport, les avions d&#xe9;collent. L&apos;avenue qui m&#xe8;ne de chez elle au centre ville, &amp;quot;c&apos;est bon&amp;quot; comme on dit ici : des restaurants de cuisine europ&#xe9;enne &#xe0; la pelle, des patisseries, clubs de nuit. Les 4x4 priv&#xe9;s sont fr&#xe9;quents. Ca sent le fric. Mais dans toute capitale, la richesse appelle aussi ceux dont elle ne veut pas. Difficile de marcher sans &#xea;tre accoster par vendeurs de journaux fran&#xe7;ais, vendeurs de batons (cigarette &#xe0; l&apos;unit&#xe9;), vendeuses de fruits. L&apos;avantage, c&apos;est que je suis s&#xfb;r de trouver du Zom Kom &#xe0; chaque coin de rue, et il m&apos;est difficile de resister &#xe0; ce lait de petit mil... Le Dimanche, Poda m&apos;emm&#xe8;ne &#xe0; la communion d&apos;un neveu de la famille, c&apos;est la p&#xe9;riode. L&apos;ambiance se retrouve auour d&apos;un repas bien garnie et du Tchapalo (bi&#xe8;re de mil) &#xe0; foison. Ennivr&#xe9;s les hommes prennent vite l&apos;espace de leur voix et leur corps pour d&#xe9;battre sur les femmes et les relations de mariage, la tradition et la modernit&#xe9;, la vie ch&#xe8;re (le prix du riz a doubl&#xe9; en quelques ann&#xe9;es)... Un burkinab&#xe9;e me demande comment je trouve son pays. Je lui d&#xe9;clare que &amp;quot;C&apos;est bon!&amp;quot; Il s&apos;&#xe9;touffe, &amp;quot;c&apos;est peut-&#xea;tre bon pour vus les &#xe9;trangers, mais nous on peut faire deux mois sans taper 500 francs (0.80 centimes d&apos;euro - le salaire moyen est de 25 000, soit 40 euro)&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quitter la vie citadine. C&apos;est au tour du Togo de se confronter &#xe0; mes fanstasmes. La terre est recouverte d&apos;un beau tapis vert d&apos;o&#xf9; ressortent les toits de paille et de t&#xf4;le. De nombreuses parcelles fraichement retoun&#xe9;es bordent la route. Les couleurs sont magnifiques, des collines s&apos;&#xe9;lancent. Il suffit de s&apos;&#xe9;loigner quelque peu du goudron - l&apos;unique qui travers le pays du nord au sud - pour vite retrouver une ambiance de brousse, l&#xe9;gerement tropicale. Mais je me rends compte que je n&apos;ai plus trop le coeur comme lors des premi&#xe8;res d&#xe9;couvertes. Et il me fat rejoindre Lom&#xe9; assez rapidement pour y faire prolonger mon Visa. Je m&apos;arr&#xea;te tout de m&#xea;me &#xe0; Kant&#xe9;, lieux d&apos;acc&#xe8;s en pays tamberna, class&#xe9; par l&apos;unesco. Certes, leur construction et mode de vie attestent dune culture forte, mais la pr&#xe9;sence obligatoire d&apos;un guide et l&apos;affluence sur le site le transforme &#xe0; mon go&#xfb;t en mus&#xe9;e. Nous traversons &amp;quot;Tata&amp;quot; (case) et villages sous les yeux des habitants. Les blancs d&#xe9;filent, le chef du village empoche, les autres peuvent tendre la main. Derri&#xe8;re mon guide, je ne me sens pas vraiment vivant : quelqu&apos;un qui parle pour vous, introduit toutes les relations afin de vous &amp;quot;&#xe9;viter des ennuis&amp;quot;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&apos;escale &#xe0; Sokod&#xe9; au milieu du pays, le chaffeur du Taxi-brousse vient me chercher. Ca y est le v&#xe9;hicule est complet. LEs amis, la suite des avnetures au prochain &#xe9;pisode&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 24 May 2008 12:45:31 GMT</pubDate></item><item><title>En attendant la pluie...</title><dc:creator>ouestcharlie</dc:creator><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/05/14/9175746.html</link><comments>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/05/14/9175746.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://maisouestcharlie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9175746/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/05/14/9175746.html</guid><description>&lt;p&gt;Alors que je m&apos;appr&#xea;tais &#xe0; courir vers le Togo, &#xe0; Di&#xe9;bougou un instituteur nous demande si nous sommes des italiens. Surpris car ce n&apos;est pas la premi&#xe8;re fois, nous apprenons que des voisins europ&#xe9;ens participent &#xe0; un projet de recherche en agriculture &#xe0; 5 kilom&#xe8;tre d&apos;ici. L&apos;italie r&#xe9;sonne dans l&apos;oreille de Guillaume, l&apos;agriculture dans la mienne m&#xea;me si je garde une r&#xe9;serve: les Burkinab&#xe9;s ont-ils vraiment quelquechose &#xe0; apprendre en mati&#xe8;re d&apos;agriculture? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois semaine plus tard, je suis encore au centre Gh&#xe9;law&#xe9;. Un chantier d&apos;insertion qui ne dit pas son nom o&#xf9; l&apos;ambition est d&apos;&#xe9;tablir un centre de formation en agriculture biologique et en &#xe9;levage. Un nouveau jardin est en cours de r&#xe9;alisation, mais aucun technicien n&apos;est pr&#xe9;sent. C&apos;est avec plaisir que j&apos;apporte le peu que je sais. Et c&apos;est surtout avec plaisir que je vis avec Angel, Maminata, Sieux, K&#xe9;vin, Ahmed, Caroline, Issa. Sami, T&#xe9;r&#xe9;mi et leur petite fille de 6 P&#xe9;lagie illustrent bien le centre : un jeune couple qui gal&#xe8;rerait probablement comme le peuple et la jeunesse Burkinab&#xe9;e, &#xe0; la recherche d&apos;argent et d&apos;avenir et qui ici, peut apprendre, vivre et surtout rire ensemble... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette collectivit&#xe9;, ce Burkina en transition me pla&#xee;t. Il est difficile de descendre du train. La pr&#xe9;paration du jardin tarde dans l&apos;attente de la pluie. Difficile de ne pas se laisser embarquer dans les activit&#xe9;s qui s&apos;encha&#xee;nent : construction du poulailler, du four, pr&#xe9;paration des semis, des grandes cultures. Mais c&apos;est d&#xe9;cid&#xe9;, je ne tarderais pas m&#xea;me si pour la premi&#xe8;re fois, &#xe0; l&apos;invitation que l&apos;on me fait de revenir, j&apos;y songe s&#xe9;rieusement. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.centroghelawe.org/&quot;&gt;www.centroghelawe.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 14 May 2008 14:28:18 GMT</pubDate></item><item><title>Le voyage </title><dc:creator>ouestcharlie</dc:creator><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/04/21/8907018.html</link><comments>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/04/21/8907018.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://maisouestcharlie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8907018/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/04/21/8907018.html</guid><description>&lt;p&gt;Finalement, je me suis souvent demand&#xe9; pourquoi je suis parti? Qu&apos;est-ce qu&apos;il m&apos;y a pouss&#xe9;? Je voulais &amp;quot;voir le monde&amp;quot; disais-je, je ne cherchais rien en particulier et je finissais par me le demander. &lt;br /&gt;Je ne suis pas venu en Afrique purement par hasard non plus. L&apos;Afrique est tellement pr&#xe9;sente depuis notre enfance : le repr&#xe9;sentation de la faim et de la pauvret&#xe9;, puis la repr&#xe9;sentation du primitif, des &amp;quot;racines&amp;quot;... Puis l&apos;impasse dans laquelle s&apos;enfourne notre monde moderne, o&#xf9; les Hommes migrent par milliers de kilom&#xe8;tres, o&#xf9; les cultures sont sacrifi&#xe9;es par l&apos;irr&#xe9;sistible d&#xe9;sir d&apos;opulence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une curiosit&#xe9;, &lt;br /&gt;s&apos;y confronter,&lt;br /&gt;s&apos;en faire sa vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#xe8;s une semaine tranquille &#xe0; Bobo-Dioulasso je file &#xe0; Banfora o&#xf9; je veux directement atteindre le lac de Trengrela. Un lac, de la nature, j&apos;en ressens le besoin. J&apos;y parviens, avec mon sac et ma guitare &#xe0; dos de mobylette. Ce chameau, aussi charg&#xe9;, je ne l&apos;avais pas encore pris. Il fait mal au fesses, mais c&apos;est celui qui bouffe le moins de cette saloperie d&apos;essence. &lt;br /&gt;Ah, quand le vent souffle dans le bon sens, dans le dos et dans les cheveux. Je me suis retrouv&#xe9; au bord de l&apos;eau et &#xe0; chaque aurore, je sautais dans la pirogue pour aller voir de mes yeux de nouveaux amis, ceux qui &#xe0; chaque fois vous r&#xe9;concilie avec la vie, ceux qui vous rendent sensible &#xe0; la beaut&#xe9;. Les hippopotames &#xe9;taient l&#xe0;, entre mer et terre, &#xe0; attendre et &#xe0; m&apos;impressionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chemins convergent et je retrouve des amis fran&#xe7;ais crois&#xe9;s &#xe0; Bobo. Nous formons une belle bande de Toubabous d&#xe9;sireuse de jouer leur r&#xf4;le et de se pr&#xe9;lasser aux cascades. De bon coeur nous partageons cette d&#xe9;tente et un ananas dont tous, nous nous souviendrons. &amp;quot;Un ananas peut avoir ce go&#xfb;t, sa chaire peut &#xea;tre si sucr&#xe9;e, sa peau si tendre qu&apos;on pourrait la manger?...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Guillaume, nous d&#xe9;cidons de faire route ensemble jusque Gaoua. Camille, Loubna, Rapha&#xeb;l et Allan prennent leur chemin. Guillaume veut se rendre chez les Lobis, dont on dit que certains vivraient encore tout nus, pr&#xea;t &#xe0; plonger du toubabou dans la marmite ! &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous arrivons &#xe0; Gaoua deux semaines plus tard, d&apos;o&#xf9; je vous &#xe9;cris.&amp;nbsp; Notre record d&apos;&#xe9;tape de voiture a d&#xfb; &#xea;tre de 40 kilom&#xe8;tres, et 25 kilom&#xe8;tres pour les &#xe9;tapes p&#xe9;destres.&lt;br /&gt;Nous avons explor&#xe9; les chemins, le monde de la brousse, son hospitalit&#xe9;, ses r&#xe9;alit&#xe9;s. Les enfants et le barrage de Ti&#xe9;fora, la famille du boulanger de Sid&#xe9;radougou, la pr&#xe9;paration des semences d&apos;arachide en famille &#xe0; Nakandougou, Nou de Ouho, la marche avec Idrissa autour de Koudougou, la pompe de Lokonsso...&lt;br /&gt;J&apos;aimerais partager les multiples accueils et rencontres, la magie que nous avons v&#xe9;cu, mais le temps manque ce soir au cyber.&lt;br /&gt;Arriv&#xe9;s en Pays Lobis, nous coupons encore &#xe0; travers brousse. Nous d&#xe9;cidons d&apos;entamer une randonn&#xe9;e. Quatre jours nous emm&#xe8;nent jusqu&apos;&#xe0; la fronti&#xe8;re Ivoirienne. A travers collines et villages, nous avan&#xe7;ons au son des balafons et des sourires. Le t&#xf4; et la bouille nous sont offerts. Les maisons nous sont ouvertes pour nous prot&#xe9;ger de notre premier orage, si rafraichissant! Les Lobis vivent de mani&#xe8;re &amp;quot;traditionnelle&amp;quot;, assurant leur autosuffisance alimentaire. Quelques tablettes apportent biscuits et cigarettes, les bassines sont remplac&#xe9;s les calebasses, mais l&apos;authenticit&#xe9; reste. Les r&#xf4;les sociaux sont forts, et beaux. Et seule la nouvelle g&#xe9;n&#xe9;ration, pris entre deux mondes, semble souffrante. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voyage, maintenant je sais que c&apos;est celui-ci que je cherchais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est aussi celui-ci dont r&#xea;ve, dans un petit coin de sa t&#xea;te, tout occidental qui part en &amp;quot;Afrique&amp;quot;. Il ne r&#xe9;sonne jamais en vous ce mot &amp;quot;Afrique&amp;quot;. Fermez les yeux, &#xe9;coutez -le. Dites-moi... Je l&apos;entends, si riche, si diversifi&#xe9;...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 21 Apr 2008 20:39:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le pays des hommes int&#xe8;gres.</title><dc:creator>ouestcharlie</dc:creator><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/03/27/8497586.html</link><comments>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/03/27/8497586.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://maisouestcharlie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8497586/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/03/27/8497586.html</guid><description>&lt;p&gt;Nous sommes rest&#xe9;s quelques jours &#xe0; Tacharane avec Diane dans les sillons de l&apos;association Terre et Humanisme. Nous avons d&#xe9;couvert l&apos;installation des diguettes qui prot&#xe8;ge le village des &#xe9;coulements lors des pluies violentes, emp&#xea;che l&apos;&#xe9;rosion du sol et favorise l&apos;infiltration, de quoi avoir de beaux gazons pour le b&#xe9;tail et remplir les nappes. Mais le principal soucis du sahel - l&apos;acc&#xe8;s &#xe0; l&apos;eau, n&apos;est pas solutionn&#xe9;. La pompe &#xe9;olienne g&#xe9;ante, qui permet de puiser jusque 18 m&#xe8;tres de profondeur et d&apos;avoir acc&#xe8;s &#xe0; l&apos;eau en fin de saison s&#xe8;che est endommag&#xe9;e. Et comme tout outil imposant et sophistiqu&#xe9;, la r&#xe9;paration on&#xe9;reuse laisse l&apos;appareil &#xe0; l&apos;abandon. Actuellement une pompe solaire est &#xe0; l&apos;&#xe9;tude. En attendant, le jardin exp&#xe9;rimental s&apos;est organis&#xe9; autour d&apos;une ramification du Niger. Entour&#xe9; de parois en banco, c&apos;est un havre de paix, de fraicheur et de vie o&#xf9; nous passons d&apos;excellents moments avec Al Hassan et Al Hader, nos jardiniers. Nous d&#xe9;couvrons les plantes insectifuges et m&#xe9;dicinales utilis&#xe9;s, nous r&#xe9;alisons des planches de gombo et haricots, nous fabrications du compost, le th&#xe9; est amer, doux puis sucr&#xe9;, et nous raffolons des pommes du jujub greffier. La journ&#xe9;e se termine sur la pompe &#xe0; p&#xe9;dales, mirador du couch&#xe9; de soleil et de ces reflets oranges sur le marais, pendant que les litre coulent, dirig&#xe9;s par AlHassan sur les plantes assoiff&#xe9;es. Mais l&apos;&#xe9;change que nous pensions pouvoir partager ici n&apos;est pas compris par tous. Malgr&#xe9; un accueil chaleureux de la majorit&#xe9; de la famille, notre logeur nous voit de fa&#xe7;on profitable. Nous pr&#xe9;f&#xe9;rons continuer notre route, fatigu&#xe9;s du Mali et des attentes qui p&#xe8;sent sur le &amp;quot;Toubab&amp;quot;. A Gao, je tombe l&#xe9;gerement malade. Je reste quelques jours pour me reposer, Diane continue son chemin.&lt;br /&gt;Je r&#xe9;fl&#xe9;chis, je suis fatigu&#xe9;... Fatigu&#xe9; de l&apos;Afrique. Fatigu&#xe9; de devoir se battre, toujours n&#xe9;gocier, s&apos;armer de patience pour avoir la paix. Fatigu&#xe9; de n&apos;&#xea;tre consid&#xe9;r&#xe9; que comme de l&apos;argent et de ne pas entrer dans des relations profondes et sinc&#xe8;res. Peut-&#xea;tre aussi fatigu&#xe9; par nos diff&#xe9;rences, de la difficult&#xe9; de se comprendre... Je ne me sens plus la force de continuer. Je commence a regarder les billets d&apos;avion au d&#xe9;part des capitales africaines, au cas o&#xf9;. Mais tout de m&#xea;me je veux continuer, je vais traverser le Burkina, me rendre au Togo et l&#xe0;-bas, j&apos;aviserais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rencontre dans&amp;nbsp; les deux jours de bus qui m&apos;am&#xe8;nent au Burkina Faso de nombreux Burkinab&#xe9;s. Et les rapports se transforment. Je croise des yeux qui p&#xe9;tillent, impatient de la rencontre avec l&apos;autre, pour elle m&#xea;me. Eux m&#xea;mes se plaignent du rapport &#xe0; l&apos;argent qui r&#xe8;gnent au Mali. Nous verrons... J&apos;arrive &#xe0; Ouahigouya, troisi&#xe8;me ville du Burkina. Je d&#xe9;ambule dans les rues, m&apos;y prom&#xe8;ne : c&apos;est une ville africaine, demain je partirais pour Ouaga. A la nuit tomb&#xe9;e, je m&apos;assois sur un banc le temps de trouver la force de rentrer jusque mon campement. Issoufi s&apos;assoit pr&#xe8;s de moi, il me demande comment &#xe7;a va, je lui confie ma fatigue et mon d&#xe9;part prochain. Il me demande de rester :il me propose de m&apos;emmener dans un mariage de bons amis &#xe0; lui. Qu&apos;ai-je &#xe0; perdre? Le lendemain, l&apos;accueil de la famille et des burkinab&#xe9;s &#xe0; mon &#xe9;gard est chaleureux. Je suis convi&#xe9; aux rituels, les chants des femmes remplissent la pi&#xe8;ce o&#xf9; la mari&#xe9;e se fait coiffer. On y chante, on y danse, claque des mains. Le rythme s&apos;emballe, perdure, frappe et r&#xe9;sonne, la folie se l&#xe2;che, la pi&#xe8;ce est remplie, intense, la magie est dans l&apos;air. Puis soudainement, les femmes rient et sortent de la pi&#xe8;ce. La journ&#xe9;e retrouve sa lenteur, son calme, sa chaleur et l&apos;accablant soleil de l&apos;ext&#xe9;rieur. Chacun reprend sa place : les femmes aux pr&#xe9;paratifs, les hommes &#xe0; la palabre. Les festivit&#xe9;s se terminent dans la nuit, autour d&apos;un grand cercle dansant o&#xf9; les femmes dominent, donnent le pas et rient. Ce moment est pour elles, elles c&#xe9;l&#xe8;brent leur amie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#xe9;concilier quelque peu avec l&apos;aventure, je saute dans le bus pour Bobo-Dioulasso. Le paysage sahelien rappelle encore les couleurs du Mali. Je fais une escale forc&#xe9;e de quelques heures &#xe0; Ouagadougou, mais je sais que ici, je n&apos;ai rien &#xe0; y faire pour le moment. La ville renferme son stress et son mal-&#xea;tre, ses chercheurs d&apos;or &amp;quot;Toubabou&amp;quot;. Ce n&apos;est pas ce qu&apos;il me faut en ce moment. Sur le reste de la route, le ciel se couvre, le vent souffle et quelques gouttes tombent... La fraicheur du sud, enfin! J&apos;atterris a &amp;quot;Zion&amp;quot;, un campement que l&apos;on m&apos;a conseill&#xe9;. Un concert se d&#xe9;roule. Je suis vann&#xe9;, j&apos;attrape ma moustiquaire et je m&apos;&#xe9;crase sur la terrasse. Au petit matin, des mangues sont tomb&#xe9;es de l&apos;arbre. Elles sont fendues par le choc. Les fruits sont d&apos;une maturit&#xe9; exquise, la peau d&apos;une finesse et la chair d&apos;un velout&#xe9;. La semaine Nationale de la culture offre danses, chants traditionnels et modernes, th&#xe9;&#xe2;tre, aux quatre coins de la ville. Je joue de la musique avec quelques rastaman de passage. Je me retrouve. J&apos;ai un coup de cœur pour ce pays et pour ces &#xea;tres, bien plus respectueux malgr&#xe9; une vie Africaine difficile, faite de n&#xe9;cessit&#xe9;s et d&apos;espoirs inatteignables, encore une fois incarn&#xe9;e par l&apos;Europe ou l&apos;Am&#xe9;rique...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 27 Mar 2008 18:08:19 GMT</pubDate></item><item><title>Allons chez les Dogons!</title><dc:creator>ouestcharlie</dc:creator><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/03/06/8218247.html</link><comments>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/03/06/8218247.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://maisouestcharlie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8218247/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/03/06/8218247.html</guid><description>&lt;p&gt;Nous partons donc, Kim, Ricard, Diane et moi sur les pistes du pays Dogons. La falaise se l&#xe8;ve petit &#xe0; petit le long de cette piste, que nous trouvons confortable comparativement &#xe0; celle de Toumbouctou!&lt;br /&gt;Des villages apparaissent, suspendus &#xe0; la roche. Nos t&#xea;tes remuent, scrutent la richesse de l&apos;environnement. &lt;br /&gt;L&apos;arriv&#xe9;e sur Bamba est surprenante par le changement&amp;nbsp; de l&apos;architecture en banco : mosqu&#xe9;e, grenier &#xe0; mil. Et la foule est l&#xe0;, les enfants sortent de l&apos;&#xe9;cole. Nous continuons notre route, le regard accroch&#xe9; &#xe0; la falaise. Les anc&#xea;tres des dogons, les tellems, vivaient dans des villages troglodytes dont les vestiges pendent encore. Mais comment faisaient-ils pour parvenir dans ces endroits perch&#xe9;s?&lt;br /&gt;Nous nous arr&#xea;tons sont l&apos;ombre d&apos;arbres pour d&#xe9;jeuner. Les enfants nous rejoignent peu &#xe0; peu. Nous entamons quelques chansons. Les enfants battent le rythme, dansent parfois.&lt;br /&gt;Je rejoins Diane sur le toit du 4x4 pour non plus seulement admirer le pays -ce coup-ci &#xe0; 360&#xb0;- mais aussi le sentir. La diff&#xe9;rence est d&#xe9;licieuse. L&apos;air chaud, le soleil sur la peau. Les regards se croisent sans vitres pour les s&#xe9;parer - fini l&apos;effet aquarium, le monde n&apos;est pas fait pour &#xea;tre vu au travers de verre. Les &#xe9;changes se font furtivement, les enfants nous poursuivent &#xe0; v&#xe9;lo, les couleurs de la roche &#xe9;voluent avec le temps et l&apos;inclinaison du soleil...&lt;br /&gt;Nous trouvons un emplacement retir&#xe9; pour camper. Mais H&#xe9;las, nous avons affaiss&#xe9; la caisse sur laquelle nous &#xe9;tions assis, nous devrons retrouver la banquette pour la suite de l&apos;aventure. &lt;br /&gt;Avant que le soleil ne plonge derri&#xe8;re la falaise, nous d&#xe9;cidons de grimper un bout. Arriv&#xe9;s au sommet du raisonnable, le silence se fait, la roche d&#xe9;gage la chaleur absorb&#xe9; dans la journ&#xe9;e et transmet son &#xe9;nergie. Nous observons la plaine. La magie du pays Dogons est l&#xe0;. La surprise de ce pays &#xe9;tait &#xe0; son apog&#xe9;e en cette premi&#xe8;re journ&#xe9;e, hormis la rencontre qui suivie, avec un chef de village. Je n&apos;ai jamais vu de vieil homme si souriant.&lt;br /&gt;Enfin le tourisme a aussi &#xe9;tal&#xe9; ses maux dans ce pays o&#xf9; si vous &#xea;tes enlis&#xe9;s dans le sable, on vous demande 5000 Fcfa pour vous aider &#xe0; pousser la voiture. Dans les villages, les enfants vendent jusque leur dessins, courent litt&#xe9;ralement apr&#xe8;s les toubabs : &amp;quot;Attends attends!&amp;quot; La premi&#xe8;re fois, l&apos;urgence de l&apos;interpellation nous fait nous arr&#xea;ter. Mais l&apos;urgence est celle d&apos;un &amp;quot; Donne moi cadeaux!&amp;quot; &lt;br /&gt;L&apos;apog&#xe9;e se fait lorsque, reprenant mon chemin, l&apos;enfant me rattrape:&amp;nbsp; &amp;quot;Ce n&apos;est pas comme ca qu&apos;on fait : donne moi cadeaux!&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous s&#xe9;parons &#xe0; Bandiagara. Les catalans prennent la route du Burkina, Diane de Mopti pour y faire son Visa puis Inch&apos;allah. De mon c&#xf4;t&#xe9; je retrouve &#xe0; Douentza les amis de l&apos;association Villages Dogons. &lt;br /&gt;Il parait qu&apos;il y a eu du bruit dans la nuit. Je me l&#xe8;ve et aper&#xe7;oit le foulard de Diane. Sous les &#xe9;toiles, renouvellement de Visa en poche, elle a saut&#xe9; le mur de la maison. Nous partons le lendemain rencontrer les jardiniers du village d&apos;Ewery. Ces derniers ont du mal &#xe0; s&apos;organiser : du coup les femmes cultivent plus que pr&#xe9;vues car elles, savent se prendre en main collectivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chaleur et le soleil continuent leur escalade, donnant avant de se r&#xe9;fugier &#xe0; l&apos;ombre d&#xe8;s 10 h du matin. Dans les r&#xe9;gions les puits vont commencer &#xe0; &#xea;tre &#xe0; sec d&apos;ici un mois. Et les r&#xe9;serves de mil sont basses, la derni&#xe8;re r&#xe9;colte &#xe0; &#xe9;t&#xe9; tr&#xe8;s mauvaise, la saison des plus trop courte. Les r&#xe9;alit&#xe9;s africaines sont dures &#xe0; appr&#xe9;hend&#xe9;s : physiquement certes mais culturellement,&amp;nbsp; ce peuple sourit, pleure, mendit et meurt &#xe0; la fois. D&#xe9;pass&#xe9;, je pense qu&apos;ils le sont, je le suis aussi...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous partons demain avec Diane en direction de Gao. Nous irons visit&#xe9; le jardin de Tacharane (mis en place en partenariat avec l&apos;association Terre et Humanisme de Pierre Rabhi). Nous verrons ce que nous pourrons y faire. &lt;/p&gt; </description><pubDate>Thu, 06 Mar 2008 10:49:08 GMT</pubDate></item><item><title>Rencontre avec le Niger</title><dc:creator>ouestcharlie</dc:creator><link>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/02/28/8131461.html</link><comments>http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/02/28/8131461.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://maisouestcharlie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8131461/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://maisouestcharlie.canalblog.com/archives/2008/02/28/8131461.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La veille de notre d&#xe9;part pour le pays Dogons, nous
rencontrons, au &#xab; si&#xe8;ge &#xbb; de l’antenne locale de l’association
Cibara, Dianne. Qu&#xe9;b&#xe9;coise, cette derni&#xe8;re embarque avec nous. Nous prenons la
route le lundi apr&#xe8;s la visite d’un jardin de Bamako bordant le fleuve Niger et
dont le propri&#xe9;taire, conscient de son &#xe9;vacuation &#xe0; moyen terme, est int&#xe9;ress&#xe9;
par le partage des terres de l’association. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le 4x4 est rempli, complet, par&#xe9; pour la route.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le Niger traverse le Mali et y donne vraiment vie. Il d&#xe9;core
de bleu et de vert cet univers de terre rouge, s&#xe8;che et poussi&#xe9;reuse, et
d’herbes jaune,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pr&#xea;tes &#xe0; s’enflammer. Il
donne aux habitants eau et fra&#xee;cheur pour jardiner sur ses abords, mais aussi
nourriture par ses nombreux poissons. Les piroguiers poussent leurs attelages
gr&#xe2;ce &#xe0; de grandes canes. Cette vie, cette beaut&#xe9; est attirante… Nous visitons
S&#xe9;gou. Sur la route de Dj&#xe9;nn&#xe9; nous campons au bord du fleuve, puis nous nous
&#xe9;loignons pour Douentza. Nous retrouvons Serge, Catherine et de nombreux amis
de l’association villages Dogons pour la guina (f&#xea;tes regroupant les musiciens
et chanteurs des cercles Dogons). Danses et masques sont au rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Hier, sur la route de Tombouctou, nous retrouvons le fleuve.
En le traversant, nous ressentons le besoin de nous y tremper et ainsi nous
rafra&#xee;chir de la chaleur, qui se fait de plus en plus sentir ici. En cherchant
une crique isol&#xe9;e, nous rencontrons Ibrahim, qui accepte que nous campions dans
sa plantation d’eucalyptus. Il laisse &#xe0; des voisines la possibilit&#xe9; de jardiner
dans les espaces non occup&#xe9;s par la plantation. Le r&#xe9;sultat est un petit
paradis, vert et frais. Rien ne laisse pr&#xe9;sager que nous sommes &#xe0; &lt;st1:metricconverter w:st=&quot;on&quot; productid=&quot;10 km&quot;&gt;&lt;p&gt;10 km&lt;/p&gt;&lt;/st1:metricconverter&gt; des &#xab; portes du
d&#xe9;sert &#xbb;…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Tombouctou devrait surprendre nous dit-on, plus par son
enclavement et son histoire que par l’imaginaire fantastique de cette merveille
du monde. Et effectivement … &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Sur le retour, au large du brouillard, appara&#xee;t l’ombre des
falaises. Elles escalades, prennent appui, les unes au d&#xe9;triment des autres,
semblent s’&#xe9;tirer, sauter vers le ciel pour y avaler les nuages et approcher
les &#xe9;toiles. Nous retrouvons Douentza.&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Demain nous partons pour notre derni&#xe8;re excursion avant la
dissolution du groupe Franco-Hispano-Qu&#xe9;becois. Direction le cœur du pays
Dogons puis chacun retrouvera sa route. Malgr&#xe9; les bons moments de notre
collectif, l’id&#xe9;e de me retrouver de nouveau seul, face &#xe0; l’inconnu, au gr&#xe9; des
rencontres, voyageant en transport &#xab; public &#xbb;, ne me d&#xe9;plait pas. C’est
ainsi que les pays se d&#xe9;voilent…&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Thu, 28 Feb 2008 18:03:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>