25 novembre 2008

Ô triste Paris!

Je l'a connais, j'y ai grandi ou presque, y ai fait mes études, apprécié sa culture. Mais l'épreuve du métro est dure en ce lundi soir. Je me sens si seul au milieux de la foule. Je regarde les gens qui ne se regardent pas, les traits tirés. Sans doute sont-ils fatigués par la réalité citadine. Je suis presque pris d'une angoisse, je ressens comme une peur chez mes confrères qui finit par m'atteindre. Où est donc toute la force, tout l'amour que j'ai pu recevoir et donner lors de cette aventure. Soudain envolé dans cet univers de grisaille. Je me faufile entre les gouttes, entre les gens; entre les fous, les mendiants et les travailleurs. Je respire cet air odoré propre à Paris et soudain j'ai le souvenir des déjeuners chez ma tante - mes premières instrusions dans la capitale, et le goût des chouquettes qui me revient en bouche. La nuit est tombée, et peut-être ne m'aide-t-elle pas à voir la lumière. Cette lumière, celle de chaque instant, présent dans chaque être et chaque chose. Les arbres eux aussi ont l'air si malheureux, luttant contre cet environnement hostile; mourrant, asphixié.
J'arrive sur les marches de l'appartement de mon frère et ma soeur. J'attends. Je pleure.
Je sais qu'il s'agit du choc, d'un passage trop radical. Un peu de patience et les habitudes reviendront. Moi aussi je ne regarderai plus les gens, je courrais après mon train, je m'émerveillerai  devant le reflet du canal st Martin.
Pourtant à chaque sortie, cette sensation persiste. Je me rends à la conclusion que, cette vie n'est plus faite pour moi. Je suis allé trop loin, trop loin dans ce que je désirais profondément. La quiétude et la sérénité de la nature, la simplicité de vie et son rythme lent, mais sûr. C'est en moi, c'est un besoin, un besoin fidèle pour être moi même et être ce que je veux être. N'était-ce pas ce que je recherchais?.. Bien sûr que si! Comme je le souhaitais, et comme le dit Marcel Marechal, je ne me suis que rapproché de ce qui m'attend. J'ai pris mon chemin.

Alors avant que je ne reparte dans la richesse des campagnes, que je ne continue mon voyage dans les friches, faites comme les amis qui me font savoir pourquoi je suis là : Retrouvons-nous, car quel plaisir!
A bientôt!

Posté par ouestcharlie à 16:36 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Ô triste Paris!

    quelle chance...

    I ni tiééé !

    ... quelle chance, quand même, hein, d'avoir pu entrevoir l'essentiel, et le vivre. Autre chose que cette habitude qu'on prend si vite, d'oublier de se regarder, de partager, de donner, de grandir... Quelle chance d'avoir trouvé le chemin.
    Et quel plaisir de te lire, aussi, Charlie !

    Posté par Loubna, 13 décembre 2008 à 11:16 | | Répondre
  • Yo frero,
    ben tu laisses tellement peu de messages sur ton blog que je viens seulement de voir celui-là (de presque un mois et on s'est vu plusieurs fois depuis..).
    Ha triste Paris, mais qui abrite tout de même tant de merveilles!

    Posté par Tibo, 19 décembre 2008 à 16:30 | | Répondre
  • T.OU ?

    Voila l'an 9 est arrivé est nous sommes tristes
    de ne plus avoir de nouvelles, même un petit
    commentaire, cela nous ferait du bien au moral.
    Mais Charles vous êtes un vilain garçon, toute la
    Plaine de Vie s'effrite, en 2 mois de temps Lamri
    et Lucie m'ont quittée.,bien sur il y a de
    nouvelles têtes mais je suis comme les vieux, je
    n'aime pas changer mes habitudes! mais voila, que
    veux-tu-que-la-bonne-y- fasse ? bises de lu7

    Posté par lulu du 95, 19 février 2009 à 10:40 | | Répondre
Nouveau commentaire