24 mai 2008
Vert le Togo
Je décide finalement de partir pour Ouagadougou. Je ne me sens pas le courage de longer le sud, de taxi-brousse en taxi-brousse jusque la frontière avec le Togo (le Ghana ne délivre pas de visa aux frontières, sinon je l'aurais traversé avec plaisir...). Je cède pour un bon bus qui m'emmène à la capitale en 4 heures, ah le luxe! Sur la route, le vent transforme les paysages du Burkina en véritable western, la poussière vole et vide les rues et marchés, des arbres déracinés longent les routes... Des paysans s'affèrent après la première grosse pluie de la veille, armés de leurs Dabats, ils retournent la terre pour semer.
A Ouagadougou, la saison des pluies n'a pas encore commencer, la chaleur règne et plombe. La ciruclation s'affère à sa pollution. La tante de Ahmed du Centre m'héberge. Après l'animisme Lobis et l'esprit Sankariste de la jeunesse burkinabée du centre, je tombe dans une famille catholique installé dans un confort apporté par le défunt mari de la Tante : grande maison de type occidentale, avec sanitaires, douches, mais aussi bonnes... Je mange sur un dessous de plat, je me fais servir mes plats... Après quelque temps l'ambiance se décontracte quelque peu et je découvre que la famille ne vit plus que sur le salaire de la tante. Et menacée d'expulsion par le nouveau projet de centre commerciale de la ville, la famille mange sont Tô comme tous, un peu désorientée.
Nous sommes à deux pas de l'aéroport, les avions décollent. L'avenue qui mène de chez elle au centre ville, "c'est bon" comme on dit ici : des restaurants de cuisine européenne à la pelle, des patisseries, clubs de nuit. Les 4x4 privés sont fréquents. Ca sent le fric. Mais dans toute capitale, la richesse appelle aussi ceux dont elle ne veut pas. Difficile de marcher sans être accoster par vendeurs de journaux français, vendeurs de batons (cigarette à l'unité), vendeuses de fruits. L'avantage, c'est que je suis sûr de trouver du Zom Kom à chaque coin de rue, et il m'est difficile de resister à ce lait de petit mil... Le Dimanche, Poda m'emmène à la communion d'un neveu de la famille, c'est la période. L'ambiance se retrouve auour d'un repas bien garnie et du Tchapalo (bière de mil) à foison. Ennivrés les hommes prennent vite l'espace de leur voix et leur corps pour débattre sur les femmes et les relations de mariage, la tradition et la modernité, la vie chère (le prix du riz a doublé en quelques années)... Un burkinabée me demande comment je trouve son pays. Je lui déclare que "C'est bon!" Il s'étouffe, "c'est peut-être bon pour vus les étrangers, mais nous on peut faire deux mois sans taper 500 francs (0.80 centimes d'euro - le salaire moyen est de 25 000, soit 40 euro)"
Quitter la vie citadine. C'est au tour du Togo de se confronter à mes fanstasmes. La terre est recouverte d'un beau tapis vert d'où ressortent les toits de paille et de tôle. De nombreuses parcelles fraichement retounées bordent la route. Les couleurs sont magnifiques, des collines s'élancent. Il suffit de s'éloigner quelque peu du goudron - l'unique qui travers le pays du nord au sud - pour vite retrouver une ambiance de brousse, légerement tropicale. Mais je me rends compte que je n'ai plus trop le coeur comme lors des premières découvertes. Et il me fat rejoindre Lomé assez rapidement pour y faire prolonger mon Visa. Je m'arrête tout de même à Kanté, lieux d'accès en pays tamberna, classé par l'unesco. Certes, leur construction et mode de vie attestent dune culture forte, mais la présence obligatoire d'un guide et l'affluence sur le site le transforme à mon goût en musée. Nous traversons "Tata" (case) et villages sous les yeux des habitants. Les blancs défilent, le chef du village empoche, les autres peuvent tendre la main. Derrière mon guide, je ne me sens pas vraiment vivant : quelqu'un qui parle pour vous, introduit toutes les relations afin de vous "éviter des ennuis"...
D'escale à Sokodé au milieu du pays, le chaffeur du Taxi-brousse vient me chercher. Ca y est le véhicule est complet. LEs amis, la suite des avnetures au prochain épisode
Commentaires
j'ai retrouvé charles.
Enfin je vous retrouve, il a fallu, pour cela, que je me branche sur Internet!!! que ne ferais-je pas
pour avoir le plaisir de lire vos textes, trop peu
nombreux à mon goût!!!!,mais il ne faut pas être
trop exigeante pour une première fois. Si vous avez
l'occasion de passer par M.deV. j'ai un appareil
photo a vous offrir. Je vous espère en bonne santé,
moi cela va, je suis toujours bien à jour de mes
cotisations.Je vous embrasse Charles.
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