Où-est-charlie?

Partir, au gré du vent, là où l'appel de quelques amis se fait sentir, porté par ceux restés. Partir, voir le monde, découvrir, sentir, chanter, rire, jouer, aimer, être seul parfois. Partir, souffler, ouvrir. Retrouver l'essentiel...

06 mars 2008

Allons chez les Dogons!

Nous partons donc, Kim, Ricard, Diane et moi sur les pistes du pays Dogons. La falaise se lève petit à petit le long de cette piste, que nous trouvons confortable comparativement à celle de Toumbouctou!
Des villages apparaissent, suspendus à la roche. Nos têtes remuent, scrutent la richesse de l'environnement.
L'arrivée sur Bamba est surprenante par le changement  de l'architecture en banco : mosquée, grenier à mil. Et la foule est là, les enfants sortent de l'école. Nous continuons notre route, le regard accroché à la falaise. Les ancêtres des dogons, les tellems, vivaient dans des villages troglodytes dont les vestiges pendent encore. Mais comment faisaient-ils pour parvenir dans ces endroits perchés?
Nous nous arrêtons sont l'ombre d'arbres pour déjeuner. Les enfants nous rejoignent peu à peu. Nous entamons quelques chansons. Les enfants battent le rythme, dansent parfois.
Je rejoins Diane sur le toit du 4x4 pour non plus seulement admirer le pays -ce coup-ci à 360°- mais aussi le sentir. La différence est délicieuse. L'air chaud, le soleil sur la peau. Les regards se croisent sans vitres pour les séparer - fini l'effet aquarium, le monde n'est pas fait pour être vu au travers de verre. Les échanges se font furtivement, les enfants nous poursuivent à vélo, les couleurs de la roche évoluent avec le temps et l'inclinaison du soleil...
Nous trouvons un emplacement retiré pour camper. Mais Hélas, nous avons affaissé la caisse sur laquelle nous étions assis, nous devrons retrouver la banquette pour la suite de l'aventure.
Avant que le soleil ne plonge derrière la falaise, nous décidons de grimper un bout. Arrivés au sommet du raisonnable, le silence se fait, la roche dégage la chaleur absorbé dans la journée et transmet son énergie. Nous observons la plaine. La magie du pays Dogons est là. La surprise de ce pays était à son apogée en cette première journée, hormis la rencontre qui suivie, avec un chef de village. Je n'ai jamais vu de vieil homme si souriant.
Enfin le tourisme a aussi étalé ses maux dans ce pays où si vous êtes enlisés dans le sable, on vous demande 5000 Fcfa pour vous aider à pousser la voiture. Dans les villages, les enfants vendent jusque leur dessins, courent littéralement après les toubabs : "Attends attends!" La première fois, l'urgence de l'interpellation nous fait nous arrêter. Mais l'urgence est celle d'un " Donne moi cadeaux!"
L'apogée se fait lorsque, reprenant mon chemin, l'enfant me rattrape:  "Ce n'est pas comme ca qu'on fait : donne moi cadeaux!"

Nous nous séparons à Bandiagara. Les catalans prennent la route du Burkina, Diane de Mopti pour y faire son Visa puis Inch'allah. De mon côté je retrouve à Douentza les amis de l'association Villages Dogons.
Il parait qu'il y a eu du bruit dans la nuit. Je me lève et aperçoit le foulard de Diane. Sous les étoiles, renouvellement de Visa en poche, elle a sauté le mur de la maison. Nous partons le lendemain rencontrer les jardiniers du village d'Ewery. Ces derniers ont du mal à s'organiser : du coup les femmes cultivent plus que prévues car elles, savent se prendre en main collectivement.

La chaleur et le soleil continuent leur escalade, donnant avant de se réfugier à l'ombre dès 10 h du matin. Dans les régions les puits vont commencer à être à sec d'ici un mois. Et les réserves de mil sont basses, la dernière récolte à été très mauvaise, la saison des plus trop courte. Les réalités africaines sont dures à appréhendés : physiquement certes mais culturellement,  ce peuple sourit, pleure, mendit et meurt à la fois. Dépassé, je pense qu'ils le sont, je le suis aussi...

Nous partons demain avec Diane en direction de Gao. Nous irons visité le jardin de Tacharane (mis en place en partenariat avec l'association Terre et Humanisme de Pierre Rabhi). Nous verrons ce que nous pourrons y faire.

Posté par ouestcharlie à 11:49 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Au paradis Dogon

Salut Charlie,
Dis donc tu vas revenir avec un bouquin...
Bravo pour ton aventure africaine.
JP

Posté par jP, 21 mars 2008 à 16:20

coucou mon chachou

toujours le meme plaisir de te lire!!! voici quleques nouvelles de la familia:
amelie grandit bien: elle se tient assise et éclate de rire!!!c'est la bonne humeur incarnée...un peu comme toi avec ta bille de clown
j'espère que ton périple te comble enormes bisous

bon vent mon chachou

so'

Posté par sonia cousine, 22 mars 2008 à 09:25

T'es coincé en haut de la falaise??

Eh beh fréro!
C'est à cause de l'abandon du 4x4 qu'on n'a plus de nouvelles??
T'as plus le wifi-fii là où tu es??
Ou peut-être est-ce le jardin de Tacharane qui t'aimante au fin fond du potager..
Sinon j'avais déjà entendu parler de ces fameuses falaises de Bandiagara.. apparemment elles font 200km de long!! et combien de haut??
j'espère que t'as au moins essayer de les grimper un peu..

Posté par Tibo, 26 mars 2008 à 18:02

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